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Merci de votre visite en ce Samedi 29 Avril 2017!

Nouveauté sur votre site ADF! Si vous êtes membre de notre Amicale et après être entré dans l'Espace Membre, à côté des photos, retrouvez le nouveau lien Télécharger qui vous permet d'afficher la photo originale en haute résolution dans un onglet suivant... Bonne utilisation...



Extraits de Comptes Rendus



Les comptes rendus des Diagonales sont imposés par le règlement. Ils doivent décrire le matériel utilisé, la composition de l'équipe, les circonstances du déroulement de la Diagonale, et surtout permettre de fixer par écrit tous les détails particuliers (émotions, incidents, hauts et inévitables bas) qui font que chaque Diagonale est unique et personnelle.


Loin d'être une corvée, cet exercice d'écriture (dont la longueur n'est pas imposée) est l'occasion pour le diagonaliste de revivre sa Diagonale et d'exprimer ce qu'il souhaite en conserver dans son souvenir.


Voici quelques extraits de comptes rendus, parmi le grand nombre d'extraits publiés dans les éditions du Petit Diagonaliste, le bulletin semestriel de l'Amicale des Diagonalistes de France (il s'agit ici d'extraits de comptes rendus constituant les Revues de Passages des Diagonales depuis 2004 et tirés au hasard. Si vous visitez cette page ultérieurement, vous tomberez peut-être sur d'autres comptes-rendus! Bonne lecture



LES OSTROGOTS SONT DANS LA PLAINE...
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Et ils sont hélas nombreux et là où on ne les attendait pas!
Au milieu de Bourg-St-Andéol, à la sortie d'un giratoire, je m'arrête pour manger une banane. En face de moi, une jeune femme, la trentaine, un gros paquet dans les bras, veut traverser dans les clous. Elle s'engage sur le bord de la chaussée et attend que le flot des voitures la laisse passer. Elle a donc la priorité et elle est parfaitement visible; pourtant, pas un seul automobiliste ne s'arrête, et nous sommes en ville! Cette situation dure si longtemps que j'ai largement le temps de finir ma banane, de boire un coup, de ranger des affaires dans la sacoche. Incroyable! Je me suis même demandé si elle allait pouvoir un jour traverser! Finalement, quand même, un automobiliste lui laisse le passage en s'arrêtant. C'est une voiture immatriculée en Allemagne. Honte à nous!
Elle est tellement estomaquée d'avoir attendu si longtemps, qu'après avoir traversé, elle s'arrête et se retourne vers le flot des voitures qu'elle regarde un moment, abasourdie. Il semble que les automobilistes, particulièrement du sud de la France, n'ont pas beaucoup de considération pour les cyclistes et les piétons. La route, c'est le domaine de la voiture et donc, tout le reste semble une gêne, même en ville sur un passage piéton!
Un peu plus de 21 heures, la nuit tombe après Remoulins, nous nous dépêchons d'arriver à Marguerittes car les jeunes furieux du vendredi soir commencent à faire hurler les pneus et les moteurs. Ce n'est pas le moment, petits cyclistes même bien signalés,de se retrouver sur leur passage!


Louis LE SOLLIEC et Claude BERNARDON (S-P)


Daniel progresse à bonne allure dans l'après-midi du 28 juin, vers Revel...
Dans la longue ligne droite qui me conduit vers Revel, les véhicules défilent en sens inverse. Une berline déboite et remonte la colonne. Je mets l'alternateur en fonction, aucune réaction, aucun signe d'hésitation, pas le moindre ralentissement. Moteur rugissant la berline fonce, son chauffeur ignore ma présence. Je ne fais pas le poids, je suis contraint de grignoter le bas-côté. Une femme au volant. Les statistiques disent qu'elles sont plus prudentes que les hommes. L'exception qui confirme la règle...

Daniel MERLET (H-M)


Sueurs froides...
A quelques kilomètres de Belpech, Paul n'est plus avec nous! Nous l'attendons et le voyons enfin arriver visiblement secoué et la mine défaite! Quelques instants auparavant, un énorme tracteur nous a doublés, trainant une remorque sur laquelle se trouvait un engin à chenilles. Un bout de ferraille qui dépassait de la remorque a accroché Paul par le bracelet de la montre! Notre ami a réussi à ne pas chuter, ce qui aurait pu avoir des conséquences catastrophiques! résultat: un avant bras raboté et endolori, un bracelet et une montre inutilisables et surtout... une grosse frayeur et une grosse colère!!!

Bernard LESCUDÉ, Paul FABRE, Emile SOULIER (M-H)


A Gouzon, je donne de mes nouvelles à ma moitié, je m'habille de mon baudrier jaune réflectorisant, je branche les lumières car la route jusqu'à Montluçon est une route nationale. C'est la N144 à deux voies. Je suis inquiet en la prenant, mais au fur et à mesure des kilomètres, je me sens en sécurité sur cette route plutôt que sur les routes landaises.
Les camions y sont nombreux mais je les entends ralentir derrière moi, accélérer à nouveau en me dépassant prudemment. Parfois, quand ils arrivent derrière moi juste avant un grand panneau indicateur, mon ombre se retrouve projetée sur ce panneau. En face, les véhicules ne ralentissent pas mais baissent les phares à la vue de mes trois phares avant et certainement du baudrier réflectorisant. Je me suis même arrêté à Lamaids pour vous offrir une photo d'un camion venant en face! Oui, c'est comme les églises, les camions font partie du paysage qu'un Diagonaliste se doit d'admirer...

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Moi je veux bien, Jean-Philippe, mais je préfère quand même les églises... Elles vont moins vite!

Jean-Philippe BATTU (H-S)


Mais au fait, des bêtes, on en rencontre bien d'autres que ces humanoïdes motorisés. Et, sauf exceptions, elles sont souvent bien moins redoutables...


LE BESTIAIRE DU DIAGONALISTE...

Dès le départ de Menton, la chaleur a sévi, sollicitant les organismes...




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Nous prenons déjà du retard sur nos prévisions. Il est 18h10 à Meyrargues, ce qui nous fait 3 heures de retard sur l'horaire envisagé. Pas encore de quoi s'inquiéter. Ce qui pose problème c'est Raymond qui est malade depuis ce midi et ne peut plus rien avaler. Soit la chaleur l'a déshydraté, soit il pûtit de la fatigue accumulée avant le départ, ou alors du manque de sommeil. Bernard et Jo trouvent un petit bistrot tranquille où les patrons, très accueillants, proposent de nous faire à manger. Raymond, encore mal en point, va s'allonger sur la place, au pied d'un platane. Un bon tas de feuilles fera office de matelas.
Au bout d'un moment, Bernard, tout dévoué, ramène à Raymond une bouteille d'eau. Une demi-heure se passe et Raymond, qui s'est endormi, sent comme une présence: un gros chien vient le réveiller et lui témoigner son soutien en le léchant gentiment. Surprise et rire de l'intéressé, qui décide de revenir au bar pour retrouver ses compagnons de route. La patronne, décidément, comprend la détresse humaine et apporte un bol de potage à Raymond. Voilà qui va faire repartir la mécanique...


Le remède est efficace (le potage ou le chien?) et l'expédition ira au bout de la route.

Raymond VIET, Bernard DUAULT, Jo LE BASTARD (M-H)


Il est plus de 21 h après Saint-Sever...

La lumière dore le paysage, il règne une atmosphère de tranquillité et de sérénité. La circulation est moins dense et, très souvent, au détour d'un virage, on peut apercevoir du gibier. Ce soir, c'est la fête. J'observe de très près une dizaine de chevreuils. Une mère et son petit me précèderont sur une centaine de mètres, la route étant bordée d'une clôture. Leurs sabots crissent sur le goudron. Ce bruit et ma présence les affolent. Ils disparaissent ensuite dans les hautes herbes.
Le lendemain, dans l'Allier...
À une halte, je fais la conversation à deux chevaux qui, visiblement, attendent une sucrerie. Ils seront déçus, mon estomac réclamant perpétuellement pour être rempli! Un peu plus tard, je serai interpellé par les bêlements de détresse d'un petit agneau. La bestiole s'est coincée la tête dans un carré du grillage. J'enjambe le fossé et dégage le prisonnier. Il appellera sa mère un certain temps avant qu'elle daigne réagir. Je suis passé au bon moment.


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Diagonaliste et bon Samaritain... la perfection, quoi!

Alain SEVERIN (H-S)


Piqué au vif...

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Encore quelques côtes et je vais retrouver un calme plat, la dernière bosse se situe à la sortie de Muret. Sauf qu'un urgent besoin me contraint à faire un arrêt pipi au coin d'un buisson. Soudain un vol de guêpes curieuses s'attaque à mon gentil bijou, aux oreilles et aux bras. Je range rapidement l'artillerie de campagne et saute sur mon cheval pour échapper à cette émeute sans achever ce besoin naturel.

Une guêpe s'est faufilée dans le dos de mon maillot. Me rappelant les conseils de mon père, et comme j'ai eu la chance de ne pas avoir d'hôtel la nuit dernière-donc privé de toilette-j'applique du cérumen sur les piqures après avoir enlevé un dard qui était planté sur le poignet.


Compatissants pour cette miction suspendue, nous lui saurons gré d'un remède méconnu!

Jean-Marie PIETTE (B-P)


Mardi 29 juin, sur les pénibles faux plats de la Beauce...
A l'orée d'un bois, je m'arrête pour satisfaire un besoin naturel (je suis un pissou, j'ai besoin d'un arrêt tous les 50 km). Alors que je savoure l'instant, j'aperçois un petit BAMBI, un faon qui m'observe à l'entrée du bois. Nous restons à nous observer 5 minutes, le temps pour moi de manger un gâteau de semoule au chocolat, et je repars. Je suis surpris de voir qu'il ne fuit pas alors que je passe près de lui: il se contente de prendre 10 petits mètres de sécurité. Il n'a pas peur, lui! Attention aux chasseurs!...

Et quelques bornes plus avant...

Alors que je roule tranquillement sur les faux plats de la Beauce en direction de Mondoubleau, un lièvre, alors en pleine course, surgit sur la route. Me voyant là, il accélère et, au lieu de fuir dans les champs, court devant moi. J'accélère pour le suivre: 44 km/h!!! Une quinzaine de kilomètres de plus et ce sera moi qui serai en fuite devant deux énormes chiens qui, m'attendant en haut d'une côte, me surprennent alors qu'en 40x26 je roulais à 15 km/h. Surpris, j'accélère, mais le braquet est ridiculement petit. J'attrape la manette des plateaux juste à temps pour que le 48 dents embrayé sauve mes mollets convoités par ces molosses. J'ai eu peur!

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Anthony LE ROY (D-H)


Départ d'Aigues-Mortes à 4 heures. Routes plates et vent faible. Pendant 40 kilomètres, sur certaines portions de route je traverse des nuages de moucherons. Ça dure quelquefois sur 500 mètres... J'en ai partout. Je ferme la bouche pour ne pas en avaler, mais comme je roule bon train, il me faut bien l'ouvrir de temps en temps car le nez ne suffit pas pour respirer! Alors là, je suis un cyclo heureux! Ça se voit... J'ai les dents pleines de moustiques et de moucherons... Mais le jour se lève en arrivant en Arles, les bestioles se couchent...

Jean-Paul DRENO (H-M)


Les choses vont bien pour le duo restant, qui envisage avec sérénité la fin de ce M-B.
Ce matin nous avons changé de maillot et de cuissard. On se sent bien avec des affaires propres, n'est-ce pas Patrick? Imaginez un cyclo en train de se badigeonner de crème solaire, tout fringant dans ses habits fraichement déballés de ses sacoches. Il est heureux, il fait plaisir à regarder. Soudain, un cri d'horreur l'arrache à son bien-être. Un pigeon mal intentionné n'a rien trouvé de mieux à faire que de lâcher une belle fiente sur le beau maillot de Patrick!
J'aurais voulu photographier la scène, et surtout le regard désolé de mon copain, mais par respect, par discrétion, pour éviter d'ajouter un petit plus à cette très comique situation, je m'abstiendrai!... Patrick, désolé, me tend un mouchoir en papier pour que je le débarrasse de cet encombrant cadeau venu d'ailleurs. Entre nous, j'ai franchement bien rigolé de ce gag et, avouons le, c'est tellement plus drôle quand ça arrive aux autres...

Jean-Marc LEFÈVRE, Patrick DRÉCOURT (M-B)


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En conclusion d'un compte rendu d'une Diagonale passablement arrosée, René Bertinchamps s'apitoie ...





Encore une fois j'ai pu constater le prix payé par la faune sur les routes. Que de cadavres sur le bitume: hérissons, lapins, chats, chiens, biches, oiseaux de toutes espèces, etc...






Et ici sur la photo, une magnifique couleuvre que j'ai allongée sur mon sac de guidon; elle faisait bien un mètre de long!


René BERTINCHAMPS et Patrick DRÉCOURT (H-S)


NOCTURNES POUR DEUX ROUES

La nuit... c'est un peu le jardin secret du Diagonaliste...
C'est à 4h40 que je donne le premier coup de pédale en ce mercredi 14 juillet 2004, le problème, pour quitter Beaumont-le-Roger, est qu'il faut traverser la forêt, et autant le dire tout de suite, j'ai horreur de rouler la nuit, seul, et de surcroit en forêt. J'ai, avouons-le, un peu la trouille de tomber face à une harde de sangliers ou de cerfs. Aussi, pour éloigner ce danger potentiel, j'ai mis au point une technique imparable qui a priori réussit: Je chante à tue-tête.
Aujourd'hui, le répertoire va de Quand te reverrai-je pays merveilleux... à La femme qui est dans mon lit n'a plus 20 ans depuis longtemps... Tout un programme!... Et je suis bien content de voir le jour pointer.

Jean-Marc LEFÈVRE (D-H)


Dans les Landes, il n' y a pas de col mais...
Nous avons décidé d'un commun accord de rouler toute la nuit pour rejoindre Hendaye. La route de nuit sera longue, très longue comme à l'habitude. Voici Hostens dans les Landes et nous décidons de nous accorder une pause sommeil au stade, dans la seule pièce bâtie ouverte et attenante aux vestiaires. Elle comporte deux urinoirs, et couchés à même le sol nous nous endormons. Le froid nous gagne à la longue et nous décidons une heure plus tard de continuer notre avancée nocturne. Le froid semble s'intensifier, la solitude nous envahit, nous roulons côte à côte en silence, les lignes droites sont interminables. Au fait, dans les Landes y a-t-il vraiment une fin?
Je peux répondre positivement à cette interrogation lorsqu'au lever du jour, en atteignant Commensacq, notre route devient perpendiculaire à la D626, et direction tout à droite via Labouheyre et son petit déjeuner gargantuesque. Le besoin de faire dodo est pressant, le banc long et étroit de l'abri bus fera l'affaire.

La couche parait confortable, je m'y couche à plat ventre alors que Pascal s'installe sur le sol dans toute sa béatitude, tel un gisant. Nous ne bougerons plus d'un iota, en équilibre sur cette planche comme en apesanteur. Les cloches du village sonnant à toute volée nous tirent de notre léthargie une heure environ après avoir sombré dans le sommeil. La dureté du bois du banc au contact direct de nos corps pesants nous a ankylosés et transformés en vieillards handicapés. J'ai des difficultés à me redresser, mes genoux sont coincés, j'ai aussi mal aux côtes latérales de gauche. La fraicheur ambiante qui nous a également saisis aggrave notre raidissement. Vaillamment, cahincaha, le cerveau vidé, nous accomplissons les neuf kilomètres nous séparant de Labouheyre et son marché hebdomadaire...

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Jean-Pierre RATABOUIL et Piere LOMETTI (D-H)


La nuit le fascine...
J'abordai donc la montagne dans un état de fraicheur toute relative, mais j'avais décidé de poursuivre mon petit bonhomme de chemin tout au long duquel je me familiarisai avec la pensée que, si je désirais arriver dans les délais, je serais de toute évidence obligé de passer la nuit dans la montagne; cette pensée ne me déplaisait pas et je me demande même si ce n'est ce que je souhaitais inconsciemment, car j'aime rouler la nuit, surtout en compagnie de la lune pour laquelle j'éprouve une singulière fascination. De plus, en ce mois de septembre, le mardi 28 était le jour d'arrivée à Menton et celui de la pleine lune, celui aussi de la Saint Venceslas, à l'origine de mon patronyme. Et n'oublions pas qu'il existe des chefs-d'oeuvre appelés nocturnes, en musique comme en peinture, et dans ces derniers la lune est souvent présente.
Je passai ainsi de fascinantes heures dans une ambiance de rêve, une atmosphère quasi irréelle; pas une voiture, pas un bruit hormis les cris de quelque nocturne, pas même un aboiement, ce qui est rarissime. Les bourgs traversés ressemblaient au château de la Belle au Bois Dormant: illuminés comme pour une fête et totalement endormis. Je traversais ainsi Vars-St-Marcellin, Vars-Ste-Marie (le refuge Napoléon était malheureusement fermé), Saint-Paul, La Condamine, Jausiers, et cet environnement de paix et de sérénité perdura jusque dans les premières pentes de la Bonnette où la nuit commença à s'estomper et où je fis la connaissance d'un renardeau en quête d'une quelconque pitance probablement.

Nicolas WENZEL (D-M)


MON ROYAUME POUR UN BON LIT! (mais pas mon vélo...)

La deuxième étape va s'achever...
Je prends le temps de téléphoner à l'hôtel à Montrevel, dans l'Ain, mais comme la veille, l'établissement est fermé le dimanche soir. Alors, parvenu à Cuisery je me hasarde à consulter les tarifs du seul hôtel qui semble ouvert dans ce bourg. L'établissement a belle allure mais ses prix sont-ils à ma portée? Ouille! Un peu au-dessus! Quand je découvre une chose étonnante: CHAMBRE POUR CYCLISTE!! Oui j'ai bien vu, on m'attend! Le réceptionniste n'a pas l'air très au courant et va se renseigner. La chambre en question n'est pas disponible car en cours de rénovation, mais on m'assure que j'aurai une chambre normale, c'est-à-dire haut de gamme, pour le même prix (20 euros au lieu de 60). Tout cela parce que le patron de l'hôtel a, dans sa jeunesse, été coureur cycliste amateur. Merci pour moi, je ferai donc honneur au menu gastronomique proposé, l'économie substantielle réalisée sur le prix de la chambre me permettant de me délecter. Et ensuite, un bon repos pour entamer le 3ème jour de mon aventure cyclotouristique.
Nous aurions tout de même bien aimé savoir comment est agencée une chambre spéciale cycliste. Un home-trainer remplace le lit, peut-être?

André SCHMITT (D-M)


Le duo beaunois fait étape à Pont-d'Ain...
Nous stoppons devant l'hôtel des Alliés vers 20h. Cet hôtel, bonne adresse recommandée par la FFCT, fait l'angle des N75 et D984, l'un des croisements les plus animés et bruyants de notre Pays. Peut-être pas en ce dimanche soir, à l'heure où les camionneurs de France et de Navarre en sont encore à cuver leurs excès de bonne chère dominicale avant de reprendre le volant, mais assurément dès la nuit du lundi et durant toute la semaine. La jeune patronne nous octroie une grande chambre à deux lits et nous guide jusqu'au garage. Après avoir obtenu de son époux, cyclosportif affûté, la promesse que nos randonneuses seront remisées dans le hall de l'hôtel au moment de la fermeture (sous la menace de notre part de déclencher un furieux tintamarre au cas où cette promesse serait oubliée!) et après avoir essuyé le refus d'une thermos de café pour le lendemain matin (il n'y a pas de thermos!), nous nous employons à un bénéfique et récupérateur décrassage, avant de faire un diner de galettes et de crêpes, seules compétences culinaires de notre cuisinier pédaleur. L'addition étant réglée, nous regagnons notre piaule avec l'espoir de pouvoir fermer l'oeil au plus vite.
Un dilemme se présente à nous: crever de chaud ou supporter le tintamarre de la rue? Bernard a déjà opté pour l'aération et les boules Quiès. Moi qui n'aime pas m'assourdir davantage (étant déjà un peu dur d'oreille, empirer ce mal me traumatise), je me tournerai dans mon lit comme une crêpe dans sa poêle au passage de chaque camion (encore rares à cette heure, heureusement!), avant de craquer vers une heure du matin, quand la fraicheur enfin revenue me permettra de fermer la double-fenêtre. Il faudra que je signale à notre Fédé que l'accueil est très cordial à l'hôtel des Alliés mais qu'il ne faut certainement pas espérer y dormir correctement. Si je connaissais l'âne qui a recommandé cet hôtel, je me ferais le plaisir de le consigner durant une semaine entière dans la chambre que nous occupâmes. Avec une galette au froment à midi, une crêpe au sucre le soir et une carafe d'eau pour toute nourriture! Que l'on trouve ce triste Sire et que l'on m'envoie l'addition!

Gilbert JACCON et Bernard FAIVRE (M-D)


Un triangle et des chambres variées pour Michel ADAM qui explique...

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Je prends mes repas midi et soir au restaurant, de préférence genre routier, et pour dormir, je cherche un abri pour y mettre mon sac de couchage. Je prévois la veille un litre de lait avec des gâteaux secs ou du pain d'épices toujours en réserve pour ne pas partir l'estomac vide.
Le 5 juin, vers 21 h, je trouve une grande cour de ferme après Mantes la Jolie, du gros matériel sous les hangars et personne dans les parages. J'installe mon sac de couchage entre deux tracteurs et m'apprête à m'y glisser lorsque j'entends parler. Les propriétaires... Je vais donc gentiment expliquer mon cas et ils me disent qu'il n'est pas prudent de rester là car, la nuit, deux chiens peu familiers surveillent le territoire. Ils me trouvent donc un autre abri un peu à l'écart où je serai tranquille...


Le 6 juin, vers 22h à l'entrée de Poitiers, je cherche le 3 étoiles que je pourrai squatter. Une cabane de jardin au bord d'une rivière fera l'affaire. Et j'ai dormi bercé par le chant des grenouilles...
Le 10 juin, le soir après manger je me sentais bien et j'ai donc roulé jusqu'à minuit. Un abri-bus à Pointis Inard va me servir d'abri. Mais un gros néon l'éclaire; il n'y a pas d'interrupteur, seulement une boite de dérivation. J'ai un tournevis et débranche un fil. La municipalité va faire des économies...
Le 11 juin, après avoir tourné en rond à Sète, je trouve vers 22 h le hangar d'un entrepôt à Frontignan. Quelques déchets de laine de verre me serviront de matelas...
Le 12 juin, arrêt à 21h30 à Fréjus, à proximité de l'ancien camp où j'ai commencé mon service militaire. Sous la grande avancée d'une maison en construction, je serai très bien...
Le 15 juin, à Die, il est 22h30. Je vois une aire de repos avec une petite cabane. Ce sont des WC, mais assez grands pour m'y allonger. En laissant la porte ouverte et mon vélo en travers, ce sera ma chambre...
Le 16 juin, dodo à Champeix à 23h, sous l'auvent d'une ancienne station-service... malgré ce vent qui m'en veut!
Le 17 juin, après Le Blanc, vers 21h30, je vois un hangar dans la cour d'une ferme avec un peu de paille sur le sol. Après quelques explications, la fermière jeune et jolie m'accorde le privilège de m'y reposer. Quel confort!... C'est quand même plus douillet que le ciment...
Le 18 juin Le vent s'est renforcé. Ce n'est plus du cyclo-tourisme mais du cyclo-bagne. Dans l'après-midi, coup de fatigue au passage de la Loire à Chalonnes, mais après un petit ravitaillement, la forme revient. Chateaubriant et Bain-de-Bretagne en pleine fête de la musique et, à 22h30, un petit hangar dans le coin d'un champ me servira d'hôtel...Que voilà un véritable guide des bonnes adresses!

Michel ADAM (D-H-M-B)


L'hôtel, c'est plus confortable qu'un abri bus, mais moins facile à quitter...
Premier départ matinal en solitaire, préparatifs rapides, à 5h05 je suis devant la porte. Quelle horreur! La clef n'est pas dans la serrure. Et pourtant, lors du paiement, j'ai bien confirmé un départ très matinal, sans petit déjeuner. Rapide inspection des lieux, pas de clef en vue; je parviens même à soulever le volet sensé séparer le bureau du patron de l'hôtel et la réception, mais pas de clef à l'horizon. Je ne peux quand même pas escalader le comptoir et m'introduire comme un voleur! Je laisse tomber. Sortir par la fenêtre, via la tôle ondulée d'un appentis? Que faire, à l'arrière de l'hôtel, dans un jardin probablement clôturé, et sans vélo? Non, ce n'est pas raisonnable. Restent ces deux tentures, séparant une partie privative du reste de l'hôtel. Derrière l'une d'elle, un couloir à demi obstrué par une garde robe. Je me faufile,.... Une des portes est entrouverte,... je devine deux lits superposés, un sac de couchage, une forme humaine! Je bats en retraite, repasse la tenture, et commence à tousser comme un malade! Trente secondes plus tard, l'employé de l'hôtel est sur place, la clef à la main. Ouf! Finalement, j'ai perdu une demi-heure alors qu'au départ, j'étais prêt 25 minutes avant l'heure prévue initialement.

Georges FRANÇOIS (M-B)





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